Synopsis
La psychiatrie en France est aujourd’hui balayée par une lame de fond médicale. On voudrait réduire les émotions, les dysfonctionnements psychiques à des altérations du cerveau ou de son fonctionnement, sur le modèle des autres disciplines médicales. Le malade mental est transformé en objet de la science qu’il faut « réparer », réintégrer dans le circuit social. Les cas les plus graves, eux, ne sont plus appréhendés qu’au travers de leur dangerosité et de leur coût pour la société.
On médicalise ainsi la maladie mentale pour mieux la tenir à distance, pour éviter d’écouter l’histoire singulière de ces individus que nous ne voulons pas voir ni entendre, jusqu’à leur dénier le droit d’avoir des émotions, des désirs, un inconscient.
En creux se dessine le rapport que notre société entretient avec la maladie mentale et la vision du fou qui tend à en être de plus en plus exclu et stigmatisé.
Le film nous fait découvrir la réalité de la psychiatrie aujourd’hui en nous emmenant d’une part dans les urgences et le service psychiatrique d’un hôpital public, avec ses manques de moyens et l’afflux toujours plus grand de patients ; et d’autre part dans les services d’une clinique privée où les patients sont sélectionnés en fonction de leurs pathologies et de leurs revenus.
Le but ici est d’observer comment les malades mentaux sont traités aujourd’hui : les malades lourds et ceux souffrant de troubles psychosociaux, les riches et les pauvres. Comment aussi les psychiatres qui les soignent travaillent, en s’appuyant sur quelles hypothèses thérapeutiques.
Extrait
Presse
D’un monde à l’autre, du privé au public, l’exercice comparatif donne à voir les mêmes entretiens avec les psychiatres, les mêmes réunions d’équipe autour des dossiers médicaux, mais la différence est sans appel : bienvenue dans une psychiatrie à deux vitesses.
Le Nouvel Observateur
Production
Une coproduction BFC production et France 2
Équipe technique
Réalisation : Ilan Flammer
Écriture : Ilan Flammer
Image : Jacques Bouquin
Son : Patrick Allex
Montage : Aurélie Ricard et Guy Lecorne